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Toussaint 2026 : les demandes de location reculent de 12,5 %, la Bretagne et la Manche résistent

Les vacances de la Toussaint ont commencé ce week-end, et elles s’annoncent plus calmes que l’an dernier pour les locations de vacances entre particuliers. Selon une étude de la plateforme PAP publiée mi-octobre, les demandes de réservation pour la Toussaint 2026 reculent de 12,5 % par rapport à 2025. Le prix du carburant est désigné comme l’un des principaux coupables. Mais toutes les destinations ne sont pas logées à la même enseigne : certaines côtes du Nord-Ouest progressent nettement.

Une baisse nette après un été en hausse #

L’étude porte sur 8 308 demandes de réservation enregistrées entre le 1er juin et le 12 octobre 2026, comparées à celles de la Toussaint 2025. Comme le rapporte L’Echo du Mardi, le constat contraste avec l’été : en juillet et août, les demandes avaient progressé de 2,9 %.

Pour expliquer ce coup de frein, PAP avance plusieurs raisons : la hausse des prix à la pompe, un pouvoir d’achat sous pression et un climat d’incertitude économique. L’étude souligne aussi, selon MySweetImmo, que « les vacances courtes d’automne sont plus facilement sacrifiées que les congés d’été ou les fêtes de Noël ».

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Le Nord-Ouest tire son épingle du jeu #

Le recul n’est pas uniforme. Deux secteurs progressent fortement : l’Ille-et-Vilaine, avec des demandes en hausse de 26,6 %, et la Manche Nord (Seine-Maritime, Somme, Pas-de-Calais), en hausse de 20,8 %. Ces territoires profitent de leur proximité, en particulier pour les Franciliens, et de prix de location jugés plus accessibles que sur la Côte d’Azur ou l’Atlantique Sud.

Pour un court séjour d’une semaine ou d’un long week-end, la logique se comprend : moins de kilomètres, c’est moins de carburant et de péages, et plus de temps sur place. Les côtes bretonnes et normandes, souvent moins chères hors saison, deviennent une option naturelle quand le budget transport pèse.

Le Sud paie la distance #

À l’inverse, les destinations du Sud reculent. Les demandes baissent de 11 % sur les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône, de 10,3 % sur le Languedoc et de 13,7 % sur la Vendée et la Charente. L’Atlantique Sud (Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques) résiste mieux, à -2,3 %. L’étude résume la situation d’une formule citée par L’Echo du Mardi : « Le Sud paie le prix du trajet : trop loin et trop cher à rejoindre en voiture. »

Certains départements de l’intérieur reculent plus modérément. Toujours selon L’Echo du Mardi, la baisse est de 5,6 % dans le Vaucluse, de 3,8 % dans les Alpes-de-Haute-Provence, de 1,9 % en Ardèche et de 1,3 % dans la Drôme.

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La mer reste largement en tête

Malgré la baisse, les envies de départ restent tournées vers le littoral. Les demandes se répartissent à 74,2 % vers le bord de mer, 9,3 % vers l’étranger, 6,8 % vers la campagne et 4,5 % vers la montagne. La Toussaint reste avant tout un moment pour profiter de la côte hors saison, de ses plages désertes et de ses prix plus doux.

Ce que cela change pour les vacanciers #

Une demande en recul peut jouer en faveur de ceux qui n’ont pas encore réservé. Dans les secteurs où les demandes baissent, des logements restent disponibles, et certains propriétaires peuvent se montrer plus souples sur les dates ou la durée minimale de séjour.

Réserver tard, mais comparer

Les réservations de dernière minute pèsent beaucoup sur les petites vacances. Il peut être intéressant de surveiller les annonces dans les régions en recul, en comparant les conditions d’annulation, le montant de la caution et les frais de ménage, qui changent fortement le coût réel d’un séjour court.

Calculer le vrai coût du trajet

Avec des carburants chers, le transport peut représenter une part importante du budget d’un séjour de quelques jours. Avant de choisir entre une destination proche et une plus lointaine, il vaut la peine d’additionner le carburant, les péages et le temps de route, puis de comparer avec le train lorsque c’est possible. Une côte à trois heures de route peut offrir plus de vraies journées de vacances qu’une destination à huit heures.

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Des chiffres encore provisoires #

Ces données portent sur les demandes enregistrées jusqu’au 12 octobre. Les départs de dernière minute, nombreux sur des vacances de deux semaines, peuvent encore faire évoluer le bilan. Mais la tendance dessine une Toussaint 2026 plus courte, plus proche et plus attentive au budget, où la Bretagne et la côte d’Opale gagnent du terrain sur le Sud.

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